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 Khloe ► underco'

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MessageSujet: Khloe ► underco'   Mar 25 Aoû - 22:21


« I'm sorry for the way my life turned out, sorry for the smile I'm wearing now, guess I'm still not good enough. »
 

Khloe Bex Thompson

surnoms : Koko, mais Khloe est déjà suffisamment court pour éviter les surnoms à la con. △ ville de naissance : Chicago, IL, entre les ponts et les buildings, le lac et le vent. △ date de naissance : 17 avril 1993. △ âge : 22 ans △ statut financier : la débrouille. △ statut social : maman célibataire. △ orientation sexuelle hétéro. △ métier/études : femme de ménage au Glenwood Spring Resorts. △ depuis combien de temps vis-tu à glenwood springs : 6 ans △  signe particulier : Khloe a une petite fille de 4 ans et demi, Kenzie. △ qualités : authentique, naturelle, romantique, rêveuse, sérieuse. △ défauts : manque de confiance en elle, dépassée, méfiante. △ avatar : Perrie Edwards la cutie pie. △ crédits : Kordeism & Tumblr sont mes amis.
pourquoi êtes vous à glenwood springs ? développez votre réponse en cinq lignes pleines ici, et pas après avoir publié. développez votre réponse en cinq lignes pleines ici, et pas après avoir publié. développez votre réponse en cinq lignes pleines ici, et pas après avoir publié.
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quelles sont les tics et manies de votre personnage ? développez votre réponse en cinq lignes pleines ici, et pas après avoir publié. développez votre réponse en cinq lignes pleines ici, et pas après avoir publié. développez votre réponse en cinq lignes pleines ici, et pas après avoir publié.
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avez vous subit la tornade ? vos proches ? développez votre réponse en cinq lignes pleines ici, et pas après avoir publié. développez votre réponse en cinq lignes pleines ici, et pas après avoir publié. développez votre réponse en cinq lignes pleines ici, et pas après avoir publié.

« moi, c'est long way home »
prénom : Mathilde △ âge : 25 ans △ pays : France △ comment as-tu connu le forum ? I made it. △ comment le trouves-tu ? il avait bien besoin d'un peu d'air frais ! △ fréquence de connexion : 7/7jrs. △ personnage inventé ou scénario : PI △ mot de la fin : One love .

fiche de plumyts

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<tk>PERRIE EDWARDS</tk> △ <ps>khloe b. thompson</ps>


Dernière édition par Khloe B. Thompson le Mar 25 Aoû - 22:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Khloe ► underco'   Mar 25 Aoû - 22:28

« i'm talking to the moon »


"Je m’étais toujours dit que ce genre de rubriques était fait pour les cas sociaux, ce genre de personnes incapables de regarder leur vie avec objectivité et qui avaient besoin de l’avis de quelqu’un qui s’autoproclamait psychologue et qui ne connaissait rien de leurs patients virtuels. Des rubriques qu’on lisait tous en espérant que quelqu’un ait le même genre de problèmes que nous et qu’à travers leur histoire, on puisse obtenir des réponses à appliquer dans notre propre existence. Seulement quelle jeune fille de 17 ans, encore lycéenne, tombe enceinte et n’a personne à qui le dire ? Aucune. Je dois être un peu désespérée pour vous écrire, mais je crois que j’ai besoin d’aide, ou peut-être d’une oreille attentive, de cracher le morceau à quelqu’un, de raconter comment j’en suis arrivée là. En fait, je suis un de ces cas sociaux dont je parlais plus haut. Oui, il faut que je me fasse à cette idée qu’on va me regarder de travers, me juger, parce que je ne serai plus une jeune fille ordinaire, bien que je ne me sois jamais décrite comme telle, mais je serai bientôt « cette » fille avec un gros ventre qui attend un mouflet.  Et j’ai peur…

J’avais l’habitude de dire que de grandir dans une famille comme la mienne, c’était vraiment la merde, mais au fond, je savais que je n’étais pas tombée si mal. J’étais la petite dernière, et avant moi, deux exemples de réussite, de quoi se mettre la pression. Kaitlyn était une brillante avocate, elle venait d’obtenir un bon poste dans un cabinet de Blossom Hills, et Kirsten était en 3ème année de médecine, de quoi rendre ses parents fiers. Je devais être l’exception qui confirme la règle, plutôt la tête dans les étoiles, plus passionnée par l’art que par les sciences, j’étais avant tout une rêveuse qui préférait l’expression à la démonstration. Il m’arrivait parfois de m’enfermer quelques heures afin d’écrire, de peindre, ou simplement à m’allonger sur mon lit et me laisser bercer par la musique. J’étais quelqu’un de solitaire qui le vivait bien, j’avais mon échappatoire, et quand la civilisation me rappelait à elle, j’avais Chase. Je ne me souvenais pas d’un jour dans ma vie sans qu’il fasse partie du paysage. Il était mon meilleur ami, celui qui savait tout de moi, il connaissait chacune de mes peurs, chacune de mes faiblesses, chaque détail qui me rendait folle. Il savait que je ne supportais pas les gens qui faisaient du bruit en mâchant, les gens qui mettaient trop de temps à attraper un bonbon de leur paquet de Schtroumph au cinéma et empêchaient les autres d’écouter le film tranquillement, et surtout, il savait que je détestais qu’on se fasse craquer les doigts à côté de moi. Oui, il savait tout ça parce qu’il était mon binôme, on essayait tout ensemble, on était des vrais casse-cous (et des casse-coui**es). "Oh regarde la Lune, elle te ressemble Chase, tu vois on dirait qu'elle a tes yeux !". Et on avait ri, pendant des heures... Lorsque je rentrais à la maison, les chaussures pleines de terre ou le t-shirt troué, je subissais un sermon interminable à chaque fois, avant de filer dans ma chambre énervée.  

Un jour, je devais avoir environ douze ans, je m’étais rendue chez Chase pour passer l’après-midi avec lui, on avait décidé de partir faire un peu de vélo. Il était quelques mètres devant moi, alors j’avais pédalé plus fort pour le rattraper, tellement fort que j’avais déraillé et qu’avant même que je le réalise, j’étais passée par-dessus l’appareil et avait fini ma chute la tête dans le muret des voisins. Le menton complètement ouvert, la mère de Chase m’a amenée aux urgences, où m’attendait déjà mon père. Il avait été prévenu sur le chemin, et c’est lui qui me recousit. Docteur Thompson, spécialiste en traumatologie à l’hôpital de Chicago. Il congédia Chase et sa mère, les remercia froidement et me ramena à la maison. Je me souviendrai toujours de ce moment-là, celui où il m’a accompagnée à ma chambre et a prononcé ces mots « C’était la dernière fois que tu voyais Chase. Je ne veux plus qu’il mette un pied chez moi, qu’il te parle, et même qu’il pense à toi. Dans cette maison, ce garçon est mort. » Mes parents étaient ce genre de personnes plein de principes à deux balles, qui n’accordaient pas de seconde chance. Face à eux, tu devais toucher du bout des doigts la perfection pour qu’ils daignent t’accorder une minute, alors quand il s’agissait de s’approcher de leurs filles, ils étaient intransigeants. Ils attendaient de nos amis qu’ils aient une éducation stricte qui respectait toutes les croyances, que ce soit religieusement ou même politiquement. La famille de Chase ne correspondait pas à ce cliché qu’ils avaient de la « bonne famille », cet idéal qui n’existe nulle part. Ses parents étaient divorcés, sa mère enchaînait les petits boulots, ils n’avaient pas d’argent, et c’était sûrement ce qui le rendait si spécial. Il était un outsider dans le monde comme moi je l’étais au sein de ma propre famille. Une part de moi faisait ce qu’ils attendaient de moi, j’avais de bonnes notes, j’étais polie et agréable, mais une autre était en colère. Alors le duo « Close » n’existait plus qu’au collège, ou en cachette, et ça rendait la chose encore plus spéciale.

Je profitais de ces moments volés avec lui avant de rentrer chez moi et de subit l’interrogatoire quotidien. Mes parents savaient qu’on passait notre temps ensemble au collège mais ils ne pouvaient rien faire là-dessus. Alors à la maison, à peine franchissais-je la porte que les éternelles questions fusaient. « Tu as mis dix minutes de plus pour rentrer que la normale, qu’as-tu fait ? Pourquoi est-ce que tes chaussures sont sales, tu es allée te promener quelque part ? Tu sens la cigarette, vide tes poches. » Je connaissais leurs questions par cœur, et déjà mon visage se fermait. « Allez Khloe, viens ! ». La voix de Chase me sortit de ma torpeur. Il était déjà quelques mètres devant moi, il avait emprunté ce petit chemin de terre qu’on avait l’habitude de prendre lorsque nous étions enfants et qui menait à notre petite cabane dans les bois. Après quelques minutes, quelques égratignures, nous étions à l’abri du monde dans notre repère. « Dis-moi, est-ce que t’es amoureuse ? » Je me souviens avoir levé les yeux au ciel et répondu tout naturellement « Ba non et toi, t’es amoureux ? » Il avait eu une réaction indescriptible, entre dégoût et consternation « Ah non, j’aime pô les filles. » Je l’avais regardé avec un air accusateur, il m’avait renvoyé un sourire timide et s’était approché de moi. « Du coup, ça te dirait qu’on se fasse un bisou ? Pour voir ce que ça fait… Comme ça, tu seras ma première et je serai ton premier. Hein Koko ? ». Ce baiser, totalement enfantin, ne changea rien à notre amitié, mais on était fier à vrai dire.

Les années ont passé, rien n’a changé. Mes sœurs ont obtenu leurs diplômes, et finalement, en 2012, mon père a obtenu un meilleur poste à Blossom Hills, on a tous dû suivre. Comment raconter le pire jour de ma vie en quelques lignes ? Devoir dire au revoir à mon bras droit, j’avais l’impression qu’on m’amputait, qu’on piétinait mon cœur, qu’on m’arrachait à une partie de moi, et pourtant, j’étais impuissante. Mentionner son nom était blasphème dans la maison, alors je souffrais en silence. Il est venu me voir en secret la veille de notre déménagement, je suis sortie par la fenêtre et on s’est caché derrière la haie. On est resté là, assis tous les deux en silence, on savait pertinemment que c’était sûrement la dernière fois qu’on pouvait être ensemble. On était assis tous les dos, adossés aux branches, les cheveux déjà plein de feuilles en tout genre, quand il sortit un petit bracelet de sa poche. « Tiens, c’est pour toi, pour que tu ne m’oublies jamais. C’est nous contre le monde Khloe, je veux que tu t’en rappelles quand tu te sentiras seule. Et si tu me cherches, regarde la Lune... » Il l’accrocha à mon poignet et prit ma main. J’aurais aimé que le temps s’arrête. J’avais seize ans, et j’étais en paix quand il était à mes côtés. Demain ma vie allait changer et je ne me sentais pas prête à affronter ce qu’elle me réservait, pas comme ça. Les heures passèrent et bientôt le jour allait se lever, je le pris dans mes bras et l’étreinte fut brève, je sentais mon cœur au bord de l’implosion, les larmes noyaient les pores de mon visage et il murmura à mon oreille « Close forever… » avant de s’en aller sans me regarder. Lorsque la voiture démarra quelques heures plus tard, nos valises dans le coffre et le camion derrière, j’aperçus sa silhouette dans le rétroviseur, un peu plus loin. Une dernière fois, un dernier regard et déjà il avait disparu.  

L’arrivée à Blossom Hills n’a pas été facile, nous nous sommes installés dans une grande maison sur Loveland Lane, mais je me sentais terriblement seule. Je n’avais jamais eu l’habitude d’aller vers les autres parce que j’avais déjà « ma personne » depuis toujours. Mais là tout était nouveau, je recommençais ma vie à zéro, nouvelle ville, nouveau lycée, nouvelle Khloe ? J’étais pleine de bonnes résolutions, j’avais même fait une liste la veille de la rentrée : sourire à tout le monde, discuter avec tous les gens qui lui semblaient sympathiques, ne pas s’attirer d’ennuis. Le dernier point était le plus important, mais pourtant, il semblerait que ma liste n’ait pas vraiment été effective lorsque m’assis malencontreusement à la mauvaise table au moment du déjeuner. « Tu as dû te tromper de table, ici c’est réservé à l’élite tu vois… » La pétasse en jupette me regardait sans vraiment s’intéresser, elle affichait un sourire niais et hypocrite, et surtout elle avait parlé tellement fort que toute la salle s’était tue. A présent, tous les regards étaient tournés vers moi, la petite nouvelle qui voulait pourtant se faire discrète aujourd’hui. Je levai les yeux et elle continua son cinéma. « Tu n’as pas dû bien m’entendre, dégage de là ! » Elle venait de me couper l’appétit. J’attrapai mon sac et quittai la table en y laissant mon plateau. « Je te laisse débarrasser, on dit souvent que c’est ce qui attend les pom-pom girls dans ton genre, tu sais, les filles sans cervelle une fois leur règne au lycée terminé. Femme au foyer ou bien serveuse dans des diners miteux. Allez bon appétit. » Et je suis partie, comme ça. A la fin de la journée, j’avais regardé ma liste et je compris que je n’avais réalisé aucune des résolutions, parce que je ne changerai pas, et personne ne le pourrait.

Je passais mes soirées à noyer ma solitude au téléphone avec Chase. Je lui racontais mes journées, mes aventures, le mépris que j’avais pour ses filles qui se prenaient pour le nombril du monde. Il n’était pas d’accord avec moi, il me disait de me bouger, de choisir des activités extra-scolaires pour rencontrer du monde, il ne voulait pas me voir seule, parce qu’il savait pertinemment que bien que je ne le montrais pas, je ne serais pas heureuse tant que je ne pourrais pas m'affirmer. Je savais qu’il avait raison mais pourtant, en foulant les couloirs du lycée, ma seule envie était d’en sortir. « C’est nous contre le monde hein ? » « Oui Koko, mais là ça va devenir toi contre moi si demain tu ne t’inscris nulle part. ». Alors le jour suivant, j’ai finalement opté pour la chorale, ça allait me plaire, j’en étais sûre en soi, mais est-ce que j’allais m’amuser, c’était autre chose. En tout cas, c’était une bonne excuse pour trainer un peu plus que la normale et ne pas avoir à raconter à mes parents combien mes heures de cours se sont bien passées et à quel point mes notes sont exceptionnelles. Mes résultats importaient plus que mon bien être, depuis que j’avais commencé le lycée, ils n’avaient que le mot « université » à la bouche, me préparant déjà à un brillant avenir. S’ils savaient combien je m’en tapais de leurs dépliants à la con sur telle ou telle fac. Je n’avais que 16 ans. « Je suis dans la chorale Chase, allez, tu peux le dire maintenant que t’es fier de moi ! ». D’entendre son rire à travers le combiné me rappelait combien j’aimais la vie, que le bonheur se résumait à pas grand-chose en fin de compte et que finalement, j’allais peut-être trouver ma place ici, à Blossom Hills, parmi ces garces et ces sportifs, j’allais peut-être pouvoir simplement être moi-même, une fille entière un peu trop réfléchie qui cherche le bonheur, rien que ça.

Le mardi suivant, j’avais assisté à mon premier cours, leçon, atelier, réunion de la chorale, peu importe comment ils appellent ça. Je m’étais assise dans un coin de la salle en essayant de me faire petite, j’avais besoin d’analyser un peu les gens autour de moi avant de me livrer complètement. Monsieur Hastings avait vraiment l’air de quelqu’un de bien, il était à l’écoute de nos envies,  il nous laissait nous exprimer et j’appréciais réellement qu’il comprenne ça. Souvent, les professeurs, et surtout ceux qui enseignent des matières artistiques, ont une vision bien précise de leur art et n’ont pas vraiment l’esprit ouvert à ce que les autres ont à proposer, mais il était différent. La sérénité qu’il dégageait nous aidait à évacuer la pression, et le chant me permettait d’oublier un instant mes problèmes, il n’y avait que nous et la musique. Cette semaine, Monsieur Hastings nous avait proposé d’interpréter une chanson qui nous ressemblait, afin qu’on apprenne à mieux se connaitre. Pour la première fois, j’allais devoir me découvrir face à des inconnus. J’aurais pu choisir une chanson quelconque, mais ce n’était pas mon genre de ne pas aller au bout, je n’abandonnais pas, j’étais une guerrière. Les regards rivés sur moi et la boule au ventre, je respirais profondément et c’était parti.



Finalement, l’année s’était écoulée plus vite que ça j’avais imaginé, hormis la bande des Barbies comme j’aimais les appeler, superficielles et imbus de leur personne qui me menait la vie dure depuis mon premier jour, je n’avais pas à me plaindre, je faisais ma vie, du moins j’essayais quand une des bimbos ne venait pas me provoquer. Le dernier jour, l’une d’elle m’offrit l’opportunité de finir l’année comme je l’avais commencée. « Tiens, le petit chien est perdu... » dit-elle en se penchant près de mon casier, le sourire aux lèvres, ses copines quelques mètres derrière pouffant de rire. J’attrapai mon livre de chimie dans mon casier, fermai brutalement la porte et me retournai, affichant un même sourire ridicule. « Ah oui, pourtant c’est toi qui porte un collier avec ton prénom autour du cou. » Les vacances ne pouvaient pas mieux commencer. J’avais réussi à convaincre mes parents de faire venir Chase tout l’été, en récompense pour mes notes exceptionnelles et des bulletins à la hauteur de leurs attentes. J’allais enfin pouvoir retrouver mon meilleur ami, ma moitié, mon binôme. Plus que quelques jours, les heures semblaient passer au ralenti avant que je puisse aller le récupérer à l’aéroport. J’avais préparé ma petite pancarte « Close attend sa moitié » et m’étais positionnée devant les portes coulissantes des arrivées. Il allait être là, devant moi, d’une minute à l’autre, les écrans indiquaient que son vol avait atterri à l’heure. Et puis une valse d’émotions envahit mon corps tout entier, j’aperçus sa frimousse s’avancer et traîner une valise plus grosse que lui. Il n’eut même pas le temps de lire ma pancarte que je lui sautai déjà dans les bras. Mon monde retrouvait tout son sens.

L’été passa plus vite qu’une seule journée sans lui. C’était comme si on ne s’était jamais quitté et pourtant j’avais constamment cette épée de Damoclès au-dessus la tête, celle qui allait scinder mon cœur en deux lorsqu’il rentrerait à Chicago. Il ne cessait de me dire de ne pas y penser, qu’on devait profiter de ces deux mois ensemble, il avait raison, et on le faisait. Mais je connaissais que trop bien ce sentiment atroce que sa présence tentait de me faire oublier. Je m’étais habituée à cette souffrance permanente. En fait, j’avais l’impression de comprendre ce qu’un jumeau pouvait ressentir quand il perdait son double. A une différence près… On était tous les deux allongés dans le jardin, à contempler les nuages comme on avait l’habitude le faire la nuit pour les étoiles. « Dis Chase, y’a pas d’autre fille que moi dans ta vie ? J’veux dire, quelqu’un qui compte plus que moi ? » Il m’attrapa la main comme à l’époque, se tourna vers moi et son regard m’indiqua que je n’avais aucune raison de me faire du souci, qu’il ne m’avait pas remplacée. Les jours passèrent et se ressemblaient : je me levais chaque matin en pensant que j’avais rêvé, me prenais les pieds dans son matelas par terre, tombais comme une masse sur son ventre et il se pliait en deux en hurlant « Ahhhhhhh mais bordel Khloe, t’es pas croyable !!!! » d’une voix éraillée parce que je le sortais de son sommeil. Puis je m’allongeais à côté de lui et on se rendormait l’un contre l’autre, ou alors on déraillait complètement et la chambre devenait le lieu propice à une troisième guerre mondiale, à base d’attaques de coussins et de chatouilles. A cet instant, j’aurais aimé que toute ma vie ressemble à cette journée. On avait passé l’après-midi dans un parc à thème pas très loin, c’était parfait.

A notre retour, mes parents avaient laissé un mot sur la table de la salle à manger. Ils étaient partis à un dîner de bienfaisance, Kirsten révisait chez une amie et Kaitlyn avait pris son indépendance dès notre arrivée à Blossom Hills. Ils nous avaient laissé de l’argent pour commander une pizza, mais on s’était tellement goinfré de cochonneries que ni l’un ni l’autre n’avions franchement faim. Il prit un air sérieux tout à coup, me regardant droit dans les yeux : « Pourquoi tu m’as demandé ça l’autre jour, tu sais, si j’avais quelqu’un… Il y a un garçon dont tu voudrais me parler ? ». Je lui souris, puis lui demandai de me suivre. J’ôtai mon manteau et le posai par terre, puis m’approcha de lui pour lui enlever sa veste. « J’avais pensé que… Enfin tu sais, on avait dit qu’on aurait toutes nos premières fois ensemble, alors… Je m’étais dit qu’on pourrait le faire tous les deux, si tu veux bien. » Je n’eus pas le temps de finir qu’il m’embrassa – je crois que c’était la première fois depuis nos douze ans -, et très vite, on était tout nu, l’un devant l’autre, complètement pétrifiés par ce qu’on s’apprêtait à faire. « Oh euh, j’ai un préservatif dans le tiroir de ma table de chevet, on en tous eu un quand le lycée à fait venir une dame pour nous informer sur la contraception. Tu sais comment on le met au moins ? ». Tout était si naturel entre nous, on se disait les choses sans se poser mille et une question, on allait droit au but, il n’y avait pas de tabou ni de gêne, on se connaissait par cœur, et maintenant je pouvais même dire sous toutes les coutures.

« Bon, ba voilà. » esquissai-je quelques minutes plus tard. Tout un florilège de poésie pour ça, je trouvais qu’on y donnait vraiment trop d’importance. Mais j’étais contente. Finalement, rien n’avait changé entre nous, il restait mon premier, j’étais sa première, la distance n’avait pas eu raison de nous, j’étais rassurée. Les jours qui suivirent furent fantastiques, on riait tellement. Et puis l’occasion s’est présentée une deuxième fois. « Est-ce que tu veux qu’on réessaye ? » m’avait-il proposé. J’avais tout de suite compris de quoi il parlait, et ça n’avait pas franchement été plus intéressant que la première fois, quoiqu’un peu plus long peut-être. Il ne restait à Chase plus qu’un mois dans le Colorado mais les semaines passèrent bien trop vite. Je sentais le moment fatidique se rapprocher, et je n’arrivais plus à cacher ma peine, je traînais mon angoisse comme un boulet, à m’en rendre malade. J’avais beau voir que ça l’empêchait d’en profiter jusqu’au bout, je n’arrivais pas à me ressaisir. Je sentais mon estomac se nouer un peu plus chaque jour, j’en avais presque des crampes. Et puis quelques jours avant que Chase s’en aille, je me suis réveillée avec une énorme envie de vomir. J’étais triste et je m’attendais à avoir le cœur en miettes, mais je n’étais pas idiote non plus. « Chase, emmène-moi à la pharmacie. » Il avait un air interrogateur. « Mais il y a des Doliprane en bas, si tu veux je vais t’en chercher ». Je secouais la tête, irritée par son innocence et sa naïveté. « Mais j’ai pas besoin de ça idiot, j’ai besoin de faire un test de grossesse tu comprends ?! ». Ma phrase le figea sur place. J’étais tellement de mauvaise humeur, et il ne m’aidait pas. J’attrapai les clés de voiture sur la table et me rendit moi-même à la pharmacie. Quelques minutes plus tard, j’étais le cliché même de l’adolescente inconsciente qui fait l’amour sans se protéger, assise dans ses toilettes à faire pipi sur une languette. Je me sentais terriblement ridicule. On attendit 120 longues secondes, les plus longues de ma vie, avant qu’apparaisse un petit « + ». Chase retrouva tout à coup la parole. « Un plus, c’est négatif pas vrai ? Hein Koko, c’est négatif ? ». Mon silence lui fit deviner rapidement la réponse à sa question. On était tous les deux assis sur mon lit, le regard dans le vide. J’étais enceinte. Et c’était la merde.

J’avais demandé à Chase de retarder son départ, voire de rester ici pour qu’on affronte ça ensemble, mais la nouvelle l’avait bouleversé. Son vol de retour était prévu le jour de ma rentrée scolaire, alors au matin, je lui avais demandé à nouveau de ne pas s’en aller, que j’avais besoin de lui ici, avec moi. Je n’en avais parlé à personne encore, et je ne savais pas comment le faire, je n’étais pas prête à ça, je ne voulais pas être enceinte, je me sentais encore tellement enfant tout à coup. Il m’avait promis qu’il serait là à mon retour, alors je suis partie au lycée sereine. C’est quand je suis rentrée à la maison que mon monde s’est écroulé. Ses affaires avaient disparu, il était parti, sans un mot, sans une lettre, pas même un texto ou un message vocal. Il m’avait laissé là au milieu de ce chantier, de notre chantier. J’étais au cœur d’un champ de bataille et je ne savais même pas pour qui et quoi je devais me battre. Contre lui pour n’être qu’un lâche irrespectueux ? Contre moi pour avoir été si irresponsable ? Pour lui, pour qu’il revienne ? Pour moi, pour que j’assimile la nouvelle ? J’étais seule face à une multitude de questions et le poids d’un secret bien trop lourd à porter sur mes épaules maigrelettes… Et Chase qui ne répondait pas au téléphone…

Alors voilà pourquoi je vous écris ce message cher Docteur X, je suis perdue et j’aimerais tellement qu’on m’indique le chemin à suivre. Je me suis déjà renseignée sur l’avortement, mais je ne m’en pas capable, et puis j’ai lu qu’il y avait des risques, minimes certes, mais ils existent. En plus mon père travaille à l’hôpital, et s’il l’apprenait ? Autant me tirer une balle tout de suite, je le sais. L’adoption ? Ça par contre je ne sais pas…Je suis terrorisée. Aidez-moi.

Une jeune fille perdue."


« une phrase qui déchire »


Au moment même où je signais ma lettre, je réalisai que j’avais cité nos noms au moins 100 fois et que je ne pouvais de toute façon pas l’envoyer comme telle, mon récit était bien trop long pour qu'un magazine de pacotille décide de le publier. « Poubelle ».


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MessageSujet: Re: Khloe ► underco'   Mer 26 Aoû - 9:33

Han j'adore ta fiche

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MessageSujet: Re: Khloe ► underco'   Jeu 27 Aoû - 12:50

Reuh chez toi ma belle j'aime beaucoup ce nouveau perso et son histoire hâte de voir ce que ça va donner en rp

_________________
i want it loud, i'm flying high.

   
And I'm thinking 'bout how people fall in love in mysterious ways. Maybe just the touch of a hand. Oh me I fall in love with you every single day. And I just wanna tell you I am. So honey now take me into your loving arms, kiss me under the light of a thousand stars, place your head on my beating heart. I'm thinking out loud, maybe we found love right where we are

   
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MessageSujet: Re: Khloe ► underco'   Jeu 27 Aoû - 15:56

L'histoire n'est pas terminée, il faut que je fasse toute la partie jusqu'à aujourd'hui... Soit les 5 dernières années

Merci en tout cas et ravie que l'histoire vous plaise, j'ai repris un vieux perso que je modifie un peu Cel, je pensais que t'aurais fait le rapprochement
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MessageSujet: Re: Khloe ► underco'   Mer 16 Sep - 13:13

wow je kiffe Perrie super belle Perrie!

Bienvenue dans cet univers!
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MessageSujet: Re: Khloe ► underco'   

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Khloe ► underco'

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